Artiste: Sir Samuel / Présentation Article de presse interwiew

Artiste: Sir Samuel / Présentation Article de presse interwiew
SIR SAMUEL

A 27 ans, Sir Samuel a déjà connu le succès avec ses compères du Saian Supa Crew, mais sa volonté lui a donné l'envie d'aller encore plus loin... Du rap au reggae, Sir Samuel a franchi le pas. Mais ne lui demandez pas de se revendiquer d'un milieu plus que d'un autre.
Nous l'avons rencontré dans sa maison de disques, Virgin, à l'occasion de la sortie prochaine de son premier album solo en mars... Calme et détendu, le singjay nous est apparu très serein... Pour lui, un seul objectif : Vizé pli o !



Reggaefrance / Nous te connaissons finalement peu en dehors du Saian, peux-tu te présenter rapidement?
Sir Samuel / Je suis Sir Samuel, je fais partie du Saian Supa Crew et c'est mon premier album solo.
Je suis d'origine guadeloupéenne et martiniquaise mais j'ai grandi à Sarcelles et à Bagneux en région parisienne. Mes débuts dans la musique datent de 1988, quand j'étais à l'internat : j'ai commencé par rapper dans la cours puis j'ai monté un petit groupe de reggae qui s'appelait Enfants des Iles. Ce groupe a fait naître de bonnes vibes et m'a permis de progresser...

Tu as également fais un petit passage avec la Mafia Trece ?
Oui, enfin ce passage, c'était plutôt des heures de pratique en studio, ce n'était pas une intégration totale du crew. Je n'avais aucun lien avec eux mis à part ces petites interventions, souvent des featurings.

Déjà à l'époque, tu jonglais entre rap et reggae, j'ai l'impression qu'aujourd'hui c'est un peu pareil... Finalement, tu n'as jamais voulu te consacrer à un seul de ces deux genres ?
Non, parce que j'aime trop les deux. J'écoute du rap au même titre que du reggae. Du coup, dans l'album, tout se mélange comme dans le Saian tout se mélangeait déjà... Et même avant, je jouais avec cette mixité !
A la base, j'aime le reggae mais je ne suis pas Rasta. Je pense qu'il ne faut pas tout confondre : le reggae, ce n'est pas la musique du mec qui fume son joint et qui médite pendant que le monde tourne. Comme le rap, le reggae possède un côté urbain et militant. Moi, je vis ici, à Paris, et pas sous les cocotiers ! Donc le hip hop, comme le reggae et le dancehall, fonctionne aussi dans ce cadre de militantisme. C'est mon truc !

Pourquoi as-tu choisi le nom de Sir Samuel ?
Simplement pour la distinction ! Parce que je voulais garder un nom simple d'abord. Et puis même si je ne suis pas Rasta, j'ai lu la bible et donc il y a aussi des raisons bibliques : Samuel est un prédicateur dans la bible ! Mais je ne fais pas trop étalage de la spiritualité dans mes chansons ; je tiens à le dire sciemment !

Ton parcours t'a ensuite rapidement mené à fonder le Saian avec Leeroy Keziah entre autres... Comment s'est déroulée cette période ?
Il y avait une fête de quartier dans notre ville à l'époque... Cela faisait trois ans que je n'avais pas vu Leeroy ! On s'est croisé par hasard dans la rue ; il m'a dit qu'il avait enregistré quatre titres. Je les ai écoutés, debout dans la rue. C'était mortel ! On est tout de suite parti au Studio Nomad où Dj Fun nous a présenté OFX et Explicit Samouraï ! On a tous pensé à monter ensemble le crew le plus fort du monde...

Après l'énorme succès que tu as connu avec le Saian, comment t'es-tu décidé à faire ta propre expérience en solo ?
En fait, quand on a signé le Saian, c'était le but du crew. On voulait arriver ensemble avec un style, un genre propre au groupe, pour pouvoir ensuite sortir les différentes entités. On est tous plus heureux de voir que chacun évolue de son côté car c'était ça le but premier du crew !
On a toujours été d'accord. Même dans la conception des premiers albums du Saian, chaque partie des chansons était personnelle. Chacun pouvait l'interpréter avec le style et l'écriture qu'il voulait ! On ne se déteint pas les uns sur les autres. Au final, les gens peuvent écouter une chanson du Saian sans aimer le premier couplet parce qu'il est rappé, et préférer le deuxième parce qu'il est chanté... C'est dans cette optique qu'on a bossée avec le Saian !

Je crois d'ailleurs que tu continues également à travailler et à avoir de bons rapports avec les autres membres du crew ?
Oui ! Enfin Specta s'est écarté du Saian mais il est toujours avec Leeroy dans Explicit Samouraï. Ils sortent d'ailleurs un album qui s'appelle ''Rap'' en ce moment... Mais le Saian reste actif à cinq, avec Féniski, Sly, Vicelow et Leeroy ! Depuis la fin de l'enregistrement de mon album, on a réalisé quatre maquettes pour le prochain opus du Saian ! On avance tranquillement... Et puis, si mon album marche bien, je commencerai sûrement le second en même temps. J'aime bien avoir une bonne masse de travail devant moi !

Même s'il a toujours été présent sur la scène reggae, le Saian a un public davantage tourné vers le hip hop... A qui destines-tu l'album solo ?
A travers le Saian, je visais déjà le milieu du reggae et des sound-systems. J'aime bien la place que j'occupe. Je n'aime pas dire que je fais partie du mouvement reggae ou de celui du rap : cela me permet d'aller vers les deux milieux sans qu'il y ait de préjugé. Quand je vais dans les sound-systems, les gens savent ce que j'ai fait et cela me permet de poser mon morceau de rap dans le sound. Les salles big up toujours mon boulot. Et puis, au moins, je peux me le permettre ! Alors que si un artiste reggae s'essaie au rap dans un morceau, on dira le plus souvent de lui qu'il n'est pas intègre, qu'il n'est pas dans sa vibe ! Je veux entretenir mon mode hybride entre hip hop et reggae, je me sens à l'aise dans les sounds aussi.

Quel est le message de l'album ?
Dans ''Vizé pli o'', c'est vraiment chaque chanson qui est un hymne à la positivité. Bien sûr, j'aborde des sujets difficiles, comme dans Bamboula, où je parle de ma condition de Noir en France. Il y a aussi Ce Pays, où je parle des relations entre le gouvernement français et les gouvernements africains : de ce que l'on nous montre à la télévision par rapport à ce que les Africains subissent ! Mais quoi qu'il arrive, tous les messages sont positifs ! Cela va permettre de '' vizé pli o ''... '' Vizé pli o '', c'est le générique de l'album, chaque chanson aurait pu s'appeler comme ça ! Et puis, je voulais montrer que j'en avais encore beaucoup dans le ventre, que je vise plus haut ! Là, je suis passé à autre chose, à un autre niveau : avant je ne faisais que des couplets de huit mesures. Là, j'ai dû écrire et poser des chansons entières. J'ai vraiment pris confiance en réalisant cet album.

Tu as gardé la même maison de disques ?
Oui, c'est Virgin et BMG pour l'édition. Je continue avec eux parce qu'ils me laissent franchement voler de mes propres ailes. Ils me laissent tout faire : de l'image servant au track-listing jusqu'au contenu à proprement parlé de mon album !

Tu as donc été complètement libre dans tes choix ?
A partir du moment où tes messages sont forts et bien formulés, tout passe sans faire de forcing ! Libre à toi ensuite de les véhiculer !

Tu as la chance d'être un des rares artistes du milieu, en France, à sortir un premier album avec le soutien d'une major...
Oui, je m'en rends compte, mais après ce sont les gens qui diabolisent le truc, alors qu'il n'y a rien à diaboliser... Je veux dire que de mon côté, Virgin m'a mis à l'aise : j'ai fait ma musique !

Admiral T, par exemple, est allé re-signer chez Universal et personne ne lui a rien reproché...
C'est encore différent pour Admiral T : pour lui, le combat a changé ! Quand il a été acheté par Universal, il a fait son morceau avec Pearl, et là, il a changé sa garde ! Moi, mon disque est intègre de A à Z ! Au départ, j'ai fait les maquettes tout seul. C'est quand Virgin m'ont dit qu'ils avaient kiffé que tout a commencé et qu'ils ont investi dans l'enregistrement. Parce qu'ils aimaient vraiment ! De mon côté, je voulais rentrer en studio, Virgin avait les facilités de service, il est normal que je m'en sois servi pour me développer. Je n'ai signé que pour un seul album : tout dépendra ensuite de son succès. Je reste libre et en même temps, je peux faire du travail sérieux, en ayant du son de qualité. En France, le reggae manque de rigueur, de qualité sonore et de confort pour les gens qui écoutent notre musique... Virgin m'a permis d'aller vers ce confort. Les gens pourront écouter des paroles, un one-drop, un boggle... pas des '' foutaises '' un peu polies pour que ça passe !

Tu peux nous parler de ce que l'on va trouver dans l'album ?
L'album est propre à mon style de singjay : je chante et je toaste, c'est mon truc ! Il y a sept morceaux reggae, six morceaux avec des beats hip hop, et deux dancehall, contrairement à la vague du moment. En fait, ça fait longtemps que je suis dans ce milieu et le dancehall a beau être performant, chaud... je pense que sur un album, il faut développer d'autres côtés. Il faut aller plus loin que simplement chercher à amuser et épater la galerie. Je pense qu'il faut aller trouver d'autres sentiments chez l'artiste et chez ceux qui écouteront. Le dancehall, c'est difficile : les gars ont des styles de ouf, ils ont des flow trop rapides... mais au niveau des messages, c'est plus aléatoire ! Par exemple, de mon côté, je préfère mettre en valeur l'image de la femme et les adorer, plutôt que de toujours parler des homosexuels. Même si je ne cautionne pas, bien sûr. Le morceau Tout le monde rêve d'une femme, c'est ma façon à moi de le dire ! Ainsi tu peux véhiculer tes messages.
Aujourd'hui, dans le dancehall, ils ont tous la même manière de dire les choses et je trouve que c'est un peu réducteur pour un milieu qui a des messages forts à passer. C'est aussi le rap qui m'a apporté ça : le rap, je le vis avant de le chanter ! C'est pour cela que je précise que je ne suis pas Rasta, car je ne veux pas que le public reggae ait une mauvaise appréciation de moi. Je suis un homme sincère, qui vient offrir ses chansons à son public ! Il n'y a pas d'appartenance ou quoi que ce soit !
Dans l'album, il y a également une chanson en hommage à ma fille de trois ans, dans lequel mon père est intervenu à la guitare jazz. Elle me tient à c½ur... Comme Love, le morceau avec Sugar Minott. Black a dit est un peu plus léger, mais il fait partie de mes préférés aussi... C'est un big up au jeu '' Jacques à dit ''... De toute façon, tout l'album me tient à c½ur ! Ce ne sont que des chansons qui ont une raison d'exister selon moi ! Elles parlent d'amour, de respect, d'intégrité, de bonhomme...

Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Sugar Minott ?
Cela s'est vraiment fait à la vibe ! Il était en France et on m'a proposé de le rencontrer. Je me suis rendu au studio et nous avons tout de suite posé une tune. Le lendemain, nous en avons fait une autre, et le surlendemain on a enregistré trois morceaux : un pour son album, un autre pour une compile, et un dernier qui est sur mon album. C'est un peu lui qui est le déclencheur de mon projet. Il m'a expliqué les choses simplement. En fait, c'est le premier morceau qu'on a enregistré, et il m'a montré que cela pouvait être simple de travailler un album ! Il m'a beaucoup rassuré...

Tu fais également une combinaison avec Jocelyne Bérouard, de Kassav...
Pour ce morceau, j'avais le refrain, '' Vizé pli o '' en tête, et je me suis demandé comment elle aurait écrit le reste de la chanson car j'écoutais beaucoup de Kassav quand j'étais petit. Puis j'ai écrit, mais à la base, cela n'avait rien à voir avec ce projet : c'était juste une inspiration pour me mettre en condition. Puis j'ai fait écouter le son à Gyver, mon producteur, et il m'a encouragé à demander à Jocelyne de venir poser sa voix. Moi, je n'y croyais pas à l'époque, mais elle est venue ! Elle a écouté le morceau... il lui a tout de suite plu ! Elle me disait qu'elle avait même du mal à s'écarter de ma partie... Et ça personnellement, c'est de la magie... C'est avec Jocelyne que j'ai été le plus impressionné. Je regardais ses concerts quand j'étais petit, je suis allé la voir au Zénith, ma maman chante aussi ses chansons... C'était monstrueux ! Même si ce n'est pas vraiment le même milieu, c'est une dame qui a fait des concerts à New York, en Chine, au Japon, en Australie, devant des milliers de personnes ! Et ce qui est fort, c'est que malgré tout ça, elle était inquiète de savoir si sa partie était vraiment bonne ! Elle souhaitait qu'on la rappelle si cela ne nous plaisait pas ! Après tant d'années de carrière... respect : beaucoup de professionnalisme.

Et pour les autres ?
Straika, j'avais fais une tournée de quelques dates avec lui, Nuttea et Difanga. On s'est lié d'amitié à cette époque... Il est très reconnu dans le monde du reggae roots et spirituel et je voulais le sortir un peu de ça en lui proposant de poser sur un beat hip hop, en créole ! Au début, il était un peu réticent, mais au final, il a fait un seize mesures mémorable sur le morceau '' Vampire '' avec Dadoo également ! Djon est un rappeur efficace ! C'est le petit frère de Gyver : je tenais à le big up par sympathie...

Tu souhaites peut-être ajouter quelque chose ?
Visé pli o, gadé pli loin, Sir Samuel o mic, Saian Supa Crew !!
Arrivée en mars 2005 ! Big up à tous, je vous aime tous... Big up !

# Posté le samedi 09 septembre 2006 13:00

Artiste: Sir Samuel / Musique titre: Calme et tempête / Paroles: Dans l'article

Artiste: Sir Samuel / Musique titre: Calme et tempête / Paroles: Dans l'article
Tu cris sur oim, trop de vacarme, du calme j'prèfere quand tu m'appelles doudou.
Avec nos cris j'deviens fou, on se demande à quoi on joue.
C'est pas un leurre, pourquoi tu pleures, t'as peur que j't'apelle plus un jour mon chou.
Parfois l'avenir te semble flou.
Dans l'heure on perd saveurs et goûts.
J'trouve ça trop stupide qu'on en profite pas jusqu'au bout.
Quand la tempête fait rage j'avoue, j'ai peur qu'on ne tienne pas le coup.
Tant d'énergie utilisée pour rien du tout, on sait tous deux qu'après l'remous, nos doux câlins ont plus de goût.


Combien d'ouragan il aura traversé, et jamais il ne f'ra naufrage.
Notre amour s'est renforcé même sous l'orage et rien n'éteindra sa flamme.
Mon amour...


Faisons une trêve, la pluie s'achève, le rêve de te voir comme au premier jour quand tes yeux pétillaient d'amour, enfin ma douce est de retour.
Trop de décibels, stop les querelles, ma belle un bon dîner bougies autour.
Ces instants là je les savoure, quand ils vont jusqu'au petit jour.
J'trouve ça trop stupide, qu'on en profite pas jusqu'au bout.
Quand la tempête fait rage j'avoue j'aimerais que tu me saute au cou.
Tant d'énergie utilisée pour rien du tout, on sait tous deux qu'après le remous, nos doux câlins ont plus de goût.

# Posté le samedi 09 septembre 2006 13:12

Modifié le samedi 09 septembre 2006 13:43

Artiste: Sir Samuel / Musique titre: Ce pays & Blasphème & Bamboola / Paroles: Dans l'article

Artiste: Sir Samuel / Musique titre: Ce pays & Blasphème & Bamboola / Paroles: Dans l'article
"Ce Pays"
Ils nous parlent d'humanité en toute humilité,moi j'viens militer, pour pas qu'on nous confonde avec ces sauvages.
Sous prétexte d'immunité,en toute impunité, ils usent d'atrocités avec ceux qu'on appelait à l'époque ''les sauvages''
tout a commencé dans ce pays où autour des richesses naturelles, ils étaient en effervescence.
Les lois les dieux ont trahi Afrique et peuples africains humiliés abusés à outrance.Conséquences: victime de vos manigances, mon peuple avance assumant sa pénitence.
Mais l'évidence c'est que la misère prend de l'importance, c'est à vos finances, que profite ce pays.
Quand aux dirigeants de c'même pays balancent des beaux discours, alimentant les guerres civiles possédés par la même envie, cédant à la cupidité,sacfrifiant des millions de civils.On nous bombrade d'images mais notre oeil s'est habitué à ce carnage en live.Y'n a trop dans chaque esprit la douleur s'inscrit et on reste planté là.

Tout reste à faire et je prédis que les richesses naturelles li reviendront ainsi que l'indépendance.
Si son peuple se ressaisit, Afrique et africains jouiront d'un avenir prospère en tout sens.
Les moyens sont limités, vu l'argent qu'elle a dehors. Faire valoir sa dignité, qu'on puisse enfin honorer tous nos morts.
Refrain

"Blasphème"
Au nom de quels livres, ils blasphèment, ma voix je dirige contre leurs stratagèmes, ils nous divisent, ils nous mènent droit à la dérive c'est ça leurs stratagèmes.
Acceptes-tu de voir tous ces corps joncher le sol?
Acceptes-tu de voir femmes et enfants fusils à l'épaule?
Ils n'ont même plus de larmes à pleurer.
Dites moi à quelles lignes ils se sont égarés et au nom de quel livre on leur impose la mort.


Blasphèmes, ils prennent tout un peuple en otage, détournent leur foi à leur avantage, et leur laissent comme seul héritage, la perdition et le choix des armes.
Ce procédé traverse les âges, depuis la nuit des temps ce sabotage, de notre histoire écrit chaque page, et on s'est habitué aux drames, tout livre saint condamne et éradique le mal, malgré ça les guerres saintes font rages, pourtant l'idée fondamentale est que chacun puisse élever son âme, au-delà des différences et que tout homme honore autrui, Oh, ils blasphèment, c'est ça leurs stratagèmes...

"Bamboola"
Pourquoi, oh dites-moi pourquoi (x2)
Way way way way
Tous les jours, depuis qu'chuis né chuis confronté à ça
A ce discours, que mes grands-parents connaissaient déjà
« Travailles 2 fois plus que ton voisin, il a plus de chances avantagé par son teint »
C'est dans cet état d'esprit, que j'ai grandi
27 ans après pas moyen que j'le modifie car

Refrain (x2)
J'l'ai entendu c'est pas une blague
« Bamboola faut retourner dans ton pays »
2004 j'ai toujours pas ma place
Mais ils m'appellent pour m'habiller de leur treillis
Plus de connaissances messieurs j'demande pas plus
Le nez dans les bouquins c'est ça l'astuce
Au lieu de crier trop fort : « mon peuple ne fait pas d'effort »
Restes dans la totale ignorance si ça t'amuse

C'est l'innocence de ton môme dont tu abuses
Il boit tes paroles sans efforts
Et il répète à tort

Refrain (x2)

J'n'ai qu'la pitié mais pas de haine à vous consacrer
Ma seule défense est de chanter au final (x2)


Tous les jours, depuis qu'chuis né chuis confronté à ça
A ce discours, que mes grands-parents connaissaient déjà
« Travailles 2 fois plus que ton voisin, il a plus de chances avantagé par son teint »
C'est dans cet état d'esprit, que j'ai grandi
27 ans après pas moyen que j'le modifie car

Refrain

J'l'ai entendu c'est pas une blague
« Bamboola faut retourner dans ton pays »
2004 j'ai toujours pas ma place
Mais ils souhaiteraient que j'honore les couleurs de leur pays

# Posté le samedi 09 septembre 2006 13:21

Modifié le samedi 09 septembre 2006 13:58

Artiste: Olivia Ruiz / Présentation

Artiste: Olivia Ruiz / Présentation
Un petit tour du côté de l'univers d'Olivia Ruiz, une jeune chanteuse pleine de talent. Certes, sa voix pourrait en rebuter certains, parce qu'elle est parfois assez nasillarde. Mais très franchement, elle ne l'est que sur certaines chansons, et Olivia est capable d'avoir aussi une jolie voix claire ; et lorsqu'elle n'est pas top, la beauté de la chanson rattrape le tout. Son disque, La Femme Chocolat, est un recueil de petites chansons aux accents espagnols, avec des musiques entraînantes, parfois un peu enfantines et pétillantes, parfois plus douces, ou très énergiques. Les textes parlent de sa famille, d'elle, de ses origines, de gens simples... Elle en a écrit ou co-écrit certains, et pour les autres, ce sont des artistes reconnus qui les ont écrites (je pense entre autres à une chanson magnifique que lui a offert Juliette). Au fil de la musique, on découvre une jeune femme pleine d'énergie et de caractère, piquante, à laquelle on s'attache, comme au monde qu'elle crée par ses mots et ses notes. Même si elle a été découverte par la Star Academy 1, ce que l'on pourra lui reprocher, je pense sincèrement que cet aspect se perd totalement et s'oublie sans problème. La miss Ruiz ne fait pas de la musique préfabriquée, au contraire. N'hésitez pas à aller faire un tour sur son site ou à écouter ses chansons, ça vaut le détour.

# Posté le samedi 09 septembre 2006 14:02

Artiste: Olivia Ruiz / Musique titre: J'aime pas l'amour / Paroles: Dans l'article

Artiste: Olivia Ruiz / Musique titre: J'aime pas l'amour / Paroles: Dans l'article
C'est toujours la même chose
Même histoire, même parcours
Mêmes mots, mêmes roses
Mêmes yeux de velours

J'aime pas l'amour

A chaque fois voilà
C'est reparti pour un tour
Les chabadabada
Sur la plage de Cabourg

J'aime pas l'amour

Et ces "Main dans la main"
Et ces "toujours toujours"
On connaît le refrain
Un petit air balourd
Des paroles de rien
Même pas d'Aznavour
C'est dire si ça craint

J'aime pas l'amour

J'crois pas au prince charmant
Le coq dans la basse-cour
Ses blablas, c'est du flan
Et ça manque d'humour

J'aime pas l'amour

En v'la du baratin
Tout gluant de glamour
C'est du Pascal Jardin
Dans ses plus mauvais jours

J'aime pas l'amour

Et la main dans la main
C'est pour toujours toujours
Il est beau le vaurien
Le gentil troubadour
Dès le lendemain matin
Il ressemble à Gainsbourg
C'est dire si ça craint

J'aime pas l'amour

Si tu crois me séduire
Ah ce que tu te goures
Je suis sourde au désir
et le désir rend sourd

J'aime pas l'amour

Pas de main dans la main
Pas de toujours toujours
On sait c'que ça devient
C'est un compte à rebours
Avant le coup d'surin
Des adieux sans retours
Des Valmy, des Verdun
Et des chagrins d'amour

# Posté le samedi 09 septembre 2006 14:08